Colombie – Des militaires retiennent illégalement un membre de la Communauté de Paix

Une fois encore, les droits de l’homme sont bafoués en Colombie. Nous avons reçu une nouvelle de ce pays que nous vous transmettons pour susciter une réflexion profonde :

“Le samedi 8 février 2014, vers 11h40 et durant 30 minutes, Wber Areiza a été retenu par des troupes militaires de la base de San José appartenant à la Brigade XVII, lors d’un contrôle illégal installé près de San José de Apartado. Accusé de suspect, il a fallu l’intervention sur les lieux d’un groupe de notre Communauté de Paix pour le faire libérer. Néanmoins, quelques minutes plus tard, il était à nouveau arrêté, illégalement, par un autre groupe militaire. En ce moment même, il est aux mains de troupes militaires assimilées aux paramilitaires, qui affirment qu’ils le libéreront si un membre de sa famille se présente, ignorant complètement notre groupe de la communauté de Paix qui le connaît depuis toujours puisqu’il a grandi avec nous.

Nous lançons un appel urgent à la communauté nationale et internationale pour exiger au Gouvernement de la Colombie et aux autorités la libération immédiate de Wber Areiza car nous craignons qu’Areiza ne soit livré aux paramilitaires qui patrouillent dans la région, en complicité totale avec les militaires. Areiza avait déjà été menacé par les militaires le 15 janvier 2014.”

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TYPHON HAIYAN (“YOLANDA”) PHILIPPINES

Cagayán de Oro, Philippines, 12 novembre 2013

Nous savons que ces derniers jours, notre peuple philippin, profondément touché récemment, a été très présent dans vos prières.

D’abord, à cause de l’attaque des rebelles musulmans dans la ville de Zamboanga où ils ont pris les civils en otage pour se protéger et brûlé les maisons de trois communes, provoquant l’exode des habitants vers les camps de réfugiés. Les pertes s’élèvent à des millions de pesos. Nous n’avons pas de chiffres concrets pour le moment.

À peine quelques semaines plus tard, la terre tremblait à Bohol, une île proche de Cagayán de Oro : des églises d’une grande valeur historique ont été détruites, sans compter les maisons de milliers d’habitants. Le nombre de morts et les pertes matérielles sont considérables.

Enfin, le terrible typhon Haiyan, avec des vents de plus de 300 km/h, qui a détruit sur son passage une ville entière, Tacloban, emportant les toits des maisons ; le niveau de la mer a atteint dix mètres. On a vu les gens courir pour se mettre à l’abri mais l’eau a été plus rapide et les a engloutis : enfants, adultes,…personne n’a échappé. Ailleurs, les gens se sont réfugiés dans l’église mais l’eau de la mer est arrivée et tous sont morts. Les images sont dramatiques.

Lilian est de Leyte. Ses parents vivaient à Tacloban… À ce jour, elle n’a pas de nouvelles, sauf d’une cousine qui a réussi à joindre des parents, mais seulement une famille…où sont les autres ? Aucune nouvelle. Sa mère souffre parce qu’elle ne sait rien de son frère, qui est âgé. À Leyte vit aussi la grand-mère de notre postulante Bebe, qui est comme une mère pour elle, elle ne sait rien d’elle. Tout, tout est misère, désespoir, désespérance.

La Compagnie de Marie cherche à coordonner ses efforts avec un groupe du diocèse qui explore la zone et décide où envoyer l’aide des bénévoles. Une fois que cela sera décidé, nos jeunes sœurs se rendront sur place comme bénévoles ; elles seront aussi accompagnées de jeunes et de compagnons de mission. Il faut attendre car on ne peut pas sans l’accord du diocèse.

Ici, à Cagayan de Oro, avant que le typhon n’arrive, nous avons beaucoup prié avec les habitants pour qu’il ne touche pas ces terres car le choc du typhon Sendong (2011) est encore présent : 1200 personnes périrent et nos camps de missions furent détruits, mais rien en comparaison avec ce qui se passe maintenant à Leyte. Comme vous le voyez, le peuple philippin, la nation entière, souffre. Vous pouvez voir les images de douleur des gens.

Vous vous demanderez peut-être pourquoi tant de maisons ont été détruites par le typhon…c’est parce qu’elles sont construites en bois léger, bambou et palme. Les gens qui vivent le long de la plage sont pour la plupart des pêcheurs qui vivent au jour le jour. Il faut aussi tenir compte de la force des vents et du changement climatique, tout contribue à leur malheur.

Nous vous remercions pour toutes les démonstrations de solidarité, d’amour et de sympathie en ces moments de douleur, car la souffrance du peuple est aussi notre souffrance.

Meilleures salutations à toutes.

 

Lucero Marquez

et les sœurs des communautés des Philippines

POUR LES DROITS DE L’HOMME : OUVREZ LES YEUX, DÉFENDEZ-LES !

Sous le slogan « OUVREZ LES YEUX, DÉFENDEZ-LES ! », plusieurs actes de dénonciation et de sensibilisation ont eu lieu le dimanche 15 décembre dernier sur la place de la Fuente de las Batallas (Grenade).

Ces actes, célébrés par différentes organisations – Acción en Red, Semilla para el Cambio, Amnistie Internationale, Association Arco Iris, ASPA, Association Pro-Derechos Humanos Andalucía et FISC – ont remporté un énorme succès. Après de multiples réunions pour la coordination et la préparation du matériel, et beaucoup d’enthousiasme, le résultat a été très positif et tout le monde y a pris part avec beaucoup de plaisir.

Le temps a été de la partie ; en cette journée splendide, les habitants de Grenade et les touristes déambulaient sur la place entre les stands de la foire de Noël et ceux des organisations pour s’informer sur leur travail , ils ont posé des tonnes de questions, signé des pétitions en faveur de diverses campagnes, se sont assis dans la bibliothèque humaine pour écouter notre histoire et pourquoi nous luttons en faveur de nos droits, ont regardé las expositions, se sont étonnés des photos prises à la frontière entre Melilla et le Maroc ; ils ont dansé au son de la musique entraînante, se sont faits prendre en photo dans le photo-collage avec les lunettes géantes, pour mieux voir ce que nous vivons, et tout simplement, ils nous ont tenu compagnie, nous ont donné des forces et se sont unis aux nôtres ; ils ont parlé avec tout le monde, ce qui nous comble de bonheur et nous fait ouvrir les yeux encore davantage si possible pour continuer à défendre nos droits de l’homme !

Merci à toutes et à tous pour votre participation, pour votre présence, parce que sans vous, cela ne serait pas possible !

Les Produits Transgéniques

Que sont les Organismes Génétiquement Modifiés ? Qui les produit, pour quoi, que se passe-t-il dans les campagnes espagnoles, quelles sont leurs répercussions sur la santé ?

INVITATION AUX MÉDIAS

TRANSGENICOS Y LA AGRICULTURA FAMILIAR

TRANSGENICOS Y LA AGRICULTURA FAMILIAR

“LA FAIM DANS LE MONDE, LES PRODUITS TRANSGÉNIQUES ET L’AGRICULTURE FAMILIALE”, tel est le titre des conférences que l’organisation humanitaire FISC (Fondation Internationale de Solidarité Compagnie de Marie) organise au Pays Basque pour la première semaine de novembre.

Que sont les Organismes Génétiquement Modifiés ? Qui les produit, pour quoi, que se passe-t-il dans les campagnes espagnoles, quels dommages produisent-ils sur l’agriculture et l’environnement, quelles sont leurs répercussions sur la santé, quelle relation ont-ils avec la souveraineté et la sécurité alimentaire ? Voici quelques questions auxquelles notre intervenant tentera de répondre en ménageant un temps aux assistants, à la fin de la conférence, pour les questions et le débat. Pendant la conférence sera projeté le film “AGRICULTURE FAMILIALE EN BOLIVIE”, de la cinéaste basque Maider Oleaga ; ce documentaire se déroule dans la commune de Colquechaca, une des zones rurales les plus pauvres de Bolivie, où la FISC met en place des projets de Coopération au Développement, financés par le Gouvernement Basque.

Les conférences seront données par Juan-Felipe Carrasco Alix, ingénieur agronome, activiste engagé en faveur d’une agriculture et d’une alimentation justes, et expert en conséquences des biotechnologies.

La Mission de la FISC-Compagnie de Marie se concrétise à travers son engagement envers l’éducation et la coopération pour le développement, dans lequel elle privilégie les droits de l’homme, l’égalité des sexes et le renforcement des compétences des individus et des collectifs, afin de collaborer à la construction d’une société plus juste, plus participative et porteuse de paix et de liberté.

La Section d’Éducation pour le Développement de FISC vous invite à assister à ces conférences afin de permettre leur diffusion à travers les médias convoqués et informer ainsi la société basque des événements d’intérêt social, comme ceux qui font l’objet de cette invitation. Pour plus d’informations, vous pouvez appeler M.Luz Sarabia, responsable de la Section d’Éducation pour le Développement, sur son portable : +34 628 073 010 ou lui adresser un e-mail : epd@fisc-ongd.org.

Les médias qui souhaiteraient contacter Juan-Felipe Carrasco peuvent le faire sur son portable, au +34 644 038 696 ou par e-mail : juanfe36@gmail.com.

Les conférences auront lieu en principe les 4, 5 et 6 novembre dans les centres Loyola de Bilbao, San Sebastián et Vitoria respectivement, à 19h00. (Centre Loiola de Bilbao : salle polyvalente d’Arrupe Etxea, nº2 rue Lojendio ; Centre Loiola de San Sebastián : salle Arrupe, nº19 rue Garibay ; Centre Loiola de Vitoria : nº 1 rue Monseñor Estenaga).

En restant à votre disposition, je vous prie d’agréer mes meilleures salutations.

M.Luz Sarabia Lavín (FISC)

*Descargar contenido de la conferencia.

Campagne “Pauvreté zéro”

Pourquoi cette campagne ?
La pauvreté est une atteinte aux droits de l’homme de millions de personnes dans le monde entier et c’est une réalité que nous vivons de plus en plus près de nous en Espagne, en Andalousie et à Grenade, où les indices de pauvreté ne cessent d’augmenter.

Grenade contre la pauvreté

On recense à Grenade 105.000 chômeurs et 60.000 familles en situation de pauvreté. Dans toute l’Andalousie, 2,5 millions de personnes sont pauvres (30% de la population) et 300.000 vivent dans une situation de pauvreté extrême. En Espagne, 10,5 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté (21,8% de la population nationale) alors que la pauvreté extrême touche 3 millions de personnes (selon des données de Caritas). Dans le monde, 1,3 milliards de personnes vivent dans la pauvreté extrême et 1 personne sur 8 souffre en permanence de la faim.
Nous vivons une crise mondiale prolongée et aux multiples facettes (financière et économique, politique, environnementale, alimentaire, énergétique, culturelle et de valeurs). L’accaparement et la concentration des richesses par une minorité de la population représentent une menace globale qui implique l’appauvrissement de la majorité et la destruction de la planète.
La richesse extrême provoque la pauvreté, un constat que confirment les données suivantes. La moitié des revenus mondiaux sont dans les mains de 10% de l’humanité. Durant les 20 dernières années, 1% des personnes les plus riches de la planète a vu augmenter ses revenus de 60%. Les 240 milliards de dollars de revenus nets des 100 personnes les plus riches du monde suffiraient pour en finir quatre fois avec la pauvreté extrême, selon un rapport d’Intermón Oxfam “En finir avec les inégalités”.
La réduction des dépenses et la privatisation des services publics (santé, éducation, logement), la perte de droits sociaux et des politiques en faveur des personnes handicapées, l’accaparement de terres, la privatisation de biens communs comme l’eau, la destruction de l’environnement, l’inégalité des sexes, le boycott des protestations sociales et des revendications justes par l’intimidation, l’absence de contrôle démocratique sur les politiques publiques, entre autres, sont des sources de pauvreté et d’inégalité. Dans le domaine de la Coopération au Développement, les réductions drastiques et disproportionnées des subventions et des dépenses nuisent à la satisfaction des droits vitaux de millions de personnes et font obstacle à l’atteinte des Objectifs du Millénaire.
Il est impossible de vaincre la pauvreté et les inégalités sans aborder le thème de l’accumulation de la richesse, de la spéculation et du gaspillage. Pour lutter de manière efficace contre la pauvreté, nous devons créer un monde juste et durable, dans lequel hommes et femmes puissent exercer à parts égales leurs droits et vivre sans violence ni inégalités. Par conséquent, la solidarité et la justice globale, le respect et la promotion des Droits de l’Homme, Économiques, Sociaux, Culturels et de l’Environnement, sont une question de justice, une obligation incontournable des gouvernants et un droit de tous les citoyens du monde.

CAMPAGNE PAUVRETÉ ZÉRO GRENADE
La Journée Internationale pour l’Élimination de la Pauvreté s’est tenue le 17 octobre sous le slogan “Agissez contre la richesse qui appauvrit !”. Toute une semaine de mobilisations et d’actions ont été mises en place par diverses organisations de la Plateforme de Coordination des ONG de Grenade (CONGRA), appartenant au groupe d’Éducation pour le Développement et la Communication, parmi elles la FISC, pour sensibiliser la population de Grenade.
Le lundi 14 octobre, une intervention dans le tout nouveau programme de radio Surtopías de la CAONGD, la Plateforme de Coordination Andalouse, a servi à annoncer les journées qui allaient être organisées autour de la Campagne Pauvreté Zéro en Andalousie.
Le jeudi 17 octobre, une conférence de presse a été organisée pour les médias à la Fondation Euroárabe et un programme de radio, “Ángeles entre nosotros”, (des anges parmi nous) de Caritas, a été enregistré.

Le vendredi 18, on a pu assister au Mercao Social y Cultural de Grenade-Ágora, à la projection du documentaire “La voz del viento” (la voix du vent). Ce documentaire décrit un voyage réalisé par Carlos Pons (directeur) et Jean-Luc (un agriculteur français) de Marseille jusqu’à Grenade, au cours duquel ils visitent divers projets en rapport avec la permaculture, la pensée et l’action, dans une perspective de respect et d’amour pour la vie. Dans chaque endroit visité, les deux voyageurs remettent ou échangent des graines et parlent avec les créateurs de chaque projet. Le public a été assez nombreux et, après la projection, Daniel, un agriculteur d’Ecovalle (l’association qui regroupe les agriculteurs et les consommateurs de produits écologiques de la Vallée Lecrin) et Fernando López Castellano (professeur d’économie à l’Université de Grenade et auteur de plusieurs ouvrages sur la pauvreté et l’émigration) ont pris la parole pour extrapoler le thème du documentaire à la pauvreté et nous montrer les multiples projets existants de ce type d’agriculture alternative qui récupère les terres abandonnées et la consommation responsable.
Pour clôturer la Campagne, plusieurs activités ont été organisées le samedi 19 sur l’esplanade du Palais des Congrès . ateliers de percussion, bracelets, jeux coopératifs, travaux manuels, exposition de photographie “SOS PACHAMAMA, LA MADRE TIERRA ESTÁ EN APUROS” et une chasse au trésor contre la pauvreté ont agrémenté la matinée des petits comme des grands, en se faisant l’écho de la REBELLION DE GRENADE CONTRE LA PAUVRETÉ. Une master class de Fitness et la lecture du “Manifeste contre la pauvreté” ont mis un point final à ces journées.

FISC a bénéficié de l’aide de 17 bénévoles et de deux institutrices pour la préparation des journées et le déroulement des activités. Un groupe d’enfants du projet de la Compagnie de Marie, la “Escuelita”, de la Zone Nord de Grenade (Quartier de la Paz) ont pu profiter aussi d’une matinée pleine d’activités de sensibilisation contre la pauvreté.
Notre groupe d’Éducation pour le Développement et la Communication de la CONGRA est très heureux et satisfait des résultats de ce travail en équipe. Nous pensons qu’il y a beaucoup à faire et qu’entre tous, nous pouvons y arriver : “Agissez contre la richesse qui appauvrit”

La joie d’être bénévole

On dit toujours qu’il n’y a rien de comparable à ce qu’on reçoit lorsqu’on est bénévole dans les pays les plus pauvres. Pilar Martín, bénévole de Fisc, nous raconte sa propre expérience à Nueva Vida. Nicaragua.

Je m’appelle Pilar Martín Casalderrey -certains m’appellent Pilaja-, j’ai 62 ans, je suis retraitée de l’enseignement public et bénévole de la FISC dans l’organisation humanitaire REDES DE SOLIDARIDAD (réseaux de solidarité, au Nicaragua).  (lien).

Redes est situé à Ciudad Sandino, à une heure en bus de Managua ; c’est une ville très jeune ; Nueva Vida est le quartier où Redes exerce ses activités, auprès d’une population marginale et extrêmement pauvre à tous les niveaux.

Pour fêter mon départ à la retraite en septembre 2011, je me suis inscrite comme bénévole pour toute l’année 2012.

Mon travail durant toute cette année a consisté à appuyer et conseiller l’établissement scolaire de Redes de Solidaridad sur certains changements que l’institution considérait nécessaires. J’ai aussi été enseignante en 7e année (l’équivalent à la 5e dans le système français) à l’école “San Francisco Xavier” de la Compagnie de Marie à Ciudad Sandino.

Mon expérience a été très satisfaisante et bien sûr, il y a eu de tout : des moments formidables, des moments durs, désagréables, de solitude, de rires, de dur travail, de joie…et surtout, de découverte de moi-même et des autres, des réalités qui m’entourent que j’ignorais totalement et qui m’ont complètement séduite.

Barrio Sandino Nicaragua

Barrio Sandino Nicaragua

J’ai eu l’occasion de prendre contact réellement avec la pauvreté, je l’ai vue chez mes collègues enseignants, ce qui m’a encore plus impressionnée ; j’ai vécu avec moins de choses et moins de confort qu’en Espagne mais c’est encore beaucoup si je compare avec ceux qui m’entourent et cela me fait comprendre que j’ai de la chance et que je dois remercier la vie que j’ai.

Parfois, j’avais – et j’ai- du mal à comprendre, à accepter et à assumer les différences dans les modes et rythmes de travail, de vie…et je commets l’erreur de penser que ce qui est correct, efficace et bon est ce que je fais moi ou ma manière de le faire, mais je me force à me rappeler que je suis venue ici pour partager et vivre ensemble.

Durant tout ce temps, j’ai connu plein de gens qui portent sur le monde un regard différent du mien ; cela m’a fait grandir et vivre au sens le plus large du mot. Certaines de ces personnes sont désormais une part importante de ma vie.

Je suis revenue en Espagne en janvier 2013, mais au bout de 8 mois, j’ai décidé de retourner dans ce pays, vers ces gens qui ont attrapé mon coeur. Je suis contente, pour moi, c’est la meilleure façon de vivre cette nouvelle étape de ma vie, différemment de celle que j’ai vécue jusqu’à maintenant, pour tout ce que cela comporte de risque, de nouveauté, de différence. On pourrait dire que j’ai trouvé ma place en ce monde pour cette décennie des 60 ans.

Mon idée est de continuer en 2014 mais cela dépendra de ce que les Parques auront décidé pour moi…car comme le dit le poète latin Virgile “sic volvere Parcae” (ainsi le filaient les Parques).